FAQ

Foire aux questions


Q 1 : Qui fait partie de la Commission et que fait-elle?

R: La Commission est formée de sept membres, soit trois représentants du Canada, deux de l'Ontario et deux du Québec. Les organismes qui en sont membres sont les suivants :

  • Ministère de l'Environnement du Québec
  • Ministère des Richesses naturelles de l'Ontario
  • Hydro-Québec
  • Ontario Power Generation
  • Environnement Canada
  • Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
  • Garde côtière canadienne

La Commission a pour mandat de formuler des politiques et des critères de régularisation devant permettre la gestion intégrée des principaux réservoirs dans le bassin versant de la rivière des Outaouais. Grâce à cette gestion intégrée, elle vise aussi à réduire le plus possible les inondations le long de la rivière des Outaouais et de ses affluents, particulièrement la région de Montréal, tout en répondant aux besoins des divers utilisateurs, notamment le secteur de la production hydroélectrique.

Q 2 : Qu'est-ce que la « gestion intégrée »?

R : Le terme « gestion intégrée » signifie que les divers exploitants de barrage dans le bassin de la rivière des Outaouais gèrent tous leurs installations en tenant compte du mode d'exploitation des autres exploitants et des conséquences des décisions opérationnelles prises ailleurs dans le bassin.

Ce type de gestion permet aux réservoirs dans le bassin d'être utilisés afin de réduire au minimum les dommages causés par les inondations. Cependant, il est parfois impossible d'empêcher les inondations de se produire en raison de la nature du bassin, de la capacité d'emmagasinement limitée et de l'emplacement de cette capacité.

Q 3 : Comment est-ce que la Commission assure la « gestion intégrée » dans le bassin de la rivière des Outaouais?

R : Pour parvenir à une gestion intégrée, il y a un échange de données continu entre les organismes qui forment le Comité de régularisation de la rivière des Outaouais (CRRO) et le Secrétariat. Ces deux entités relèvent de la Commission.

Le CRRO est formé des organismes qui exploitent les principaux ouvrages dans le bassin et qui sont chargés des activités d'exploitation quotidiennes aux barrages.

L'unité administrative de la Commission est le Secrétariat pour la régularisation de la rivière des Outaouais. Le Secrétariat assiste le CRRO dans tous les aspects de son travail et agit comme centre de traitement des données.

Lors de la crue printanière, ou autre évènement exceptionnel, il y a un échange de données journalières entre les organismes qui forment le CRRO et le Secrétariat. Les données transmises par les organismes comprennent notamment des données en temps réel provenant d'équipements de télédétection réparti dans tout le bassin ainsi que des déclarations des activités d'exploitation prévues à leurs ouvrages pendant une période de dix jours. Le Secrétariat intègre ces données avec des apports prévus pour tous les affluents et à d'autres endroits dans le bassin et sert d'intrants a un modèle de simulation d'écoulement et un modèle d'optimisation qui prévoient les niveaux d'eau et les débits à différents endroits dans l'ensemble du bassin. Les résultats des modèles sont évalués par le CRRO et le Secrétariat, puis examinés lors d'une conférence téléphonique pendant les périodes critiques pour confirmer ou modifier la stratégie d'exploitation dans le but de réduire au minimum les impacts des inondations. Ce processus est répété chaque jour et une fois par semaine en dehors de la période de crue printanière.

Q 4 : Puis-je recevoir les mises à jour de niveau quotidiennes par courrier électronique au lieu de vérifier votre site Web de façon journalière?

R : Le Secrétariat pour la régularisation de la rivière des Outaouais ne dispose pas des ressources lui permettant d'offrir ce type de service. Vous devez vérifier le message soit au numéro d'appel sans frais ou sur le site Web pour obtenir les mises à jour de façon quotidienne pendant la période de crue printanière et une fois par semaine à l'extérieur de cette période.

Q 5 : Pourquoi le niveau d’eau dans ma section de la rivière est-il si élevé et qu’il y a des inondations alors que dans d’autres sections le niveau d’eau est plus bas que d’habitude?

R : Au printemps, la quantité de ruissellement s’accroît et fait gonfler les cours d’eau, ce qui fait augmenter naturellement les niveaux d’eau à tous les endroits. Cependant, dans les sections de rivière qui sont situées en amont et tout près d’une centrale hydro-électrique en rivière, ou au « fil de l’eau », le contraire peut se produire, car le gestionnaire de l’installation peut y contrôler le niveau d’eau de façon à limiter les inondations.

En raison des caractéristiques naturelles de certains tronçons de la rivière, le niveau d’eau en amont d’une centrale hydroélectrique peut avoir un effet de refoulement sur plusieurs kilomètres, parfois sur plus de 50 km. Ainsi, à mesure que le débit de la rivière augmente, certaines centrales doivent abaisser leur niveau d’eau afin de limiter les inondations dans des localités situées loin en amont, et ce, pour que les conditions soient aussi près que possible des conditions naturelles, c’est-à-dire des conditions avant que la centrale soit construite.

Durant cette période où les niveaux sont maintenus bas, le débit qui traverse la centrale est celui de la rivière. Tenter de le retenir et de maintenir les niveaux élevés en amont pourrait entraîner des risques sérieux pour les riverains et les installations au fil de l’eau et les riverains, car ces installations qui n’ont qu’une infime capacité d’emmagasinement.

Les principaux endroits où l’on observe ce phénomène dans le bassin sont en amont des centrales de Chutes des chats, de Carillon, de Paugan et de Chelsea. Il n’est pas rare qu’à ces endroits, les exploitants maintiennent le niveau de la section amont de la rivière bas sur une période de plusieurs semaines, de façon à allouer assez de temps pour que la crue printanière se résorbe et que le débit en rivière ait diminué considérablement et soit jugé sécuritaire. À titre d’exemple, un abaissement de 0,6 m est généralement réalisé à la centrale de Carillon durant la crue printanière.

Q 5.1 : Pourquoi le niveau d’eau est-il si bas à Deux-Rivières (en amont de la centrale Des Joachims) alors qu’immédiatement à l’aval de la centrale, les niveaux d’eau sont très élevés et il y a des inondations?

R : Durant la crue printanière et autre période de forte hydraulicité, les exploitants emmagasinent le ruissellement dans les principaux réservoirs du bassin selon les principes établis par la Convention de 1983 afin de réduire les impacts dans le bassin qui sont liés aux inondations. Sept des treize réservoirs qui sont sujets à la Convention peuvent influencer les débits de la rivière des Outaouais dans le tronçon entre Rolphton et Fort Coulonge. Six d’entre eux, qui peuvent contenir de volumes considérables d’eau, sont situés dans la région d’Abitibi-Témiscamingue au nord du barrage du Lac Témiscamingue. Ces réservoirs sont les premiers à emmagasiner l’eau de ruissellement au printemps de façon à minimiser l’impact des inondations dans la partie avale de la rivière des Outaouais. L’emmagasinement du ruissellement est optimisé de façon à réduire les forts débits venant du nord tandis que les débits des affluents locaux, comme les rivières Petawawa et Coulonge, qui sont non contrôlés, atteignent leur pic et se mettent à redescendre.

L’installation hydroélectrique Des Joachims, qui comprend le septième des réservoirs principaux, peut avoir un effet de refoulement jusqu’à Mattawa (de façon similaire aux installations dont on a parlé dans la question numéro 5). C’est pourquoi, au printemps, le réservoir de l’installation Des Joachims est rempli en deux étapes de façon à arriver à un équilibre entre le risque d’inondation le long des sections situées en amont et en aval de l’installation.

Durant la première étape, le réservoir n’est rempli qu’à la moitié, et ce afin de maintenir le niveau en amont de la centrale bas. L’exploitant minimise ainsi l’effet de refoulement de la centrale à Mattawa tout en aidant à atténuer les inondations dans la section en aval en stockant l’eau de la rivière dans le réservoir. Les niveaux d’eau de la section en amont, par exemple à Deux-Rivières, sont alors si bas que seuls les aînés qui ont connu la rivière dans son état naturel d’avant la construction de la centrale en 1950 s’en souviennent.

La deuxième étape, qui consiste à compléter le remplissage du réservoir, est complétée une fois que le risque d’inondation dans la section en amont (à Mattawa) est réduit. Ce n’est seulement qu’à ce moment que le niveau d’eau dans la section amont de la rivière reviendra au niveau normal d’exploitation.

Les riverains du lac Coulonge jouissent du même type de mesures d’atténuation des inondations puisque les niveaux de la section de la rivière en amont des installations de la centrale Bryson et de l’ouvrage du Rocher Fendu sont aussi maintenus bas au besoin selon l’importance des crues printanières.



Q 6 : Où puis-je me renseigner sur les niveaux d'eau et les débits enregistrés lors de la crue printanière du lac des Deux Montagnes dans la région de Montréal?

R: Le ministère de l'Environnement du Québec a un site Web sur les niveaux d'eau et les débits actuels et prévus pour la région de Montréal à l'adresse suivante :

Q 7: Mon eau provient d'un puits, et je désire connaître l'état de la nappe d'eau pour cette année. Je désire aussi savoir si mon puits est construit correctement.

R: Votre municipalité, le ministère de l'environnement ou l'office de protection de la nature de votre région sont les organismes les mieux placés pour répondre à ce genre de question. Plusieurs offices de protection de la nature de l'Ontario participent à une étude sur la qualité et la quantité des eaux souterraines dans la province.

L'Office de protection de la nature de la vallée du Mississippi possède une page Web sur les eaux souterraines à l'adresse suivante (en anglais seulement) :

Consultez les niveaux d'eau et débits de la rivière des Outaouais